vendredi 8 et samedi 9 juin 2012 à 20h
de Eugène IONESCO
Ionesco « ringard » ? Des metteurs en scène contemporains – Jean-Luc Lagarce, Luc Bondy – le redécouvrent et réalisent, à juste titre, qu’il a encore quelque chose à nous dire, dans ce monde où le langage se transforme grâce, ou à cause, des nouvelles technologies, parce que l’absurde est de plus en plus présent…
La Cantatrice Chauve est une magnifique machine à « faire du théâtre », c’est aussi une occasion de la faire découvrir à la jeune génération qui sera sensible à la folie, à l’absurdité du texte et à son incroyable liberté.
Dans La Cantatrice Chauve, les personnages sont déconnectés les uns les autres, seuls ils se perdent en vaines paroles, illustrant bien les difficultés de la communication entre personnes n’ayant rien à se dire. C’est en étudiant l’anglais que Ionesco a été frappé par la banalité du discours de la méthode Assimil (le titre initial de la pièce était L’Anglais sans peine), dont il nourrit les répliques de ses personnages. Commence alors une inénarrable conversation de sourds, un échange de lieux communs où le dialogue se dérègle inexorablement, en exhibant l’arbitraire des conventions sociales. Tout le réel s’effondre.
Mise en scène et scénographie : Jean-Gabriel ChobazAssistant à la mise en scène : Michèle Grand
Lumière : Gazus Gagnebin
Chorégraphie : Tania de Paola
Costumes : Scilla Ilardo
Musique : Félix Bergeron
Maquilleuse : Nathalie Mouchnino
Graphiste : Patrick Luscher
Régie : Patrick Guex Mme Martin : Claudine Berthet
La bonne : Fanny Pelichet
M. Smith : Yves Jenny
M. Martin : Daniel Vouillamoz
Le pompier : Stéphane Rentznik
La cantatrice : Paola Landolt Mme Smith : Anne Vouilloz
30.— (plein tarif)
22.— (AVS, étudiants, apprentis)
15.— (moins de 16 ans)
Réservation au Théâtre Benno Besson
hors abonnement Petit Globe

